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L'HOMME EST UNE IDEE
Un texte de Thierry LEGAGNEUR Télécharger le texte au format Word |
Avant Propos.
D
epuis que l'Homme a pris conscience de son humanité, il ne fait que s'interroger.
Nombreuses furent les questions qui avec le temps trouvèrent réponse, soulevant parfois de nouvelles interrogations à leur tour élucidées.
Certaines questions pourtant traversèrent les millénaires, pratiquement inchangées dans leur formulation.
Elles forment encore, à l'aube du XXI ème siècle, le plus grand mystère défiant notre intelligence.
Elles nous interrogent sur ce que nous sommes, notre genèse, notre devenir.
Nous avons pourtant trouvé des réponses. Mais aucune qui nous convienne totalement.
Aujoud'hui encore, l'Homme reste un mystère pour l'Homme.
Loin de moi l'idée présomptueuse de vouloir apporter une réponse à toutes les questions, mais je me demande tout de même quelquefois: "Quel est donc notre place dans l'univers?"
Je ne suis qu'un Homme après tout.
Simplement un Homme?
Première Partie.
J
e suis... le centre de l'univers.
"Quel égocentrisme!" pensezvous.
Pourtant cette affirmation vaut tout autant à mes yeux que toutes les théories plus ou moins théologicoscientifiques tentant de placer l'Homme au sein de l'univers.
Tout dépend en fait de notre perception de la réalité.
Car il ne faut pas confondre l'univers réel dans lequel nous évoluons et le schéma représentant l'univers réel que nous élaborons psychiquement. Ce schéma même, d'où nous pouvons nous élever subjectivement pour contempler en acteurspectateur la scène dans sa pseudointégralité afin de pouvoir définir le rôle qui nous est attribué dans la pièce universelle.
De la qualité du schéma dépend donc notre déduction.
Reste à savoir si notre représentation correspond suffisamment à la réalité, pour pouvoir enfin affirmer avoir trouvé notre place dans l'ordre universel.
Soyons prudents et rappelonsnous: dans un passé pas si lointain, lorsque nous regardions le ciel, le Soleil tournait autour de la Terre. Notre monde n'étaitil pas alors le centre de l'univers?
Aujourd'hui, notre point de vue a changé, notre petite planète gravite autour d'une pauvre étoile perdue dans la périphérie d'une galaxie banale dérivant, comme beaucoup d'autres, dans un espace qui grandit sans cesse. Le centre de l'univers s'est déplacé si vite ces dernières décennies, que nous l'avons perdu de vue.
L'univers réel atil changé à ce point en si peu de temps?
Il est plus probable que seul notre schéma de la réalité a évolué. Rien de ce qui touche à l'Homme n'est immuable.
Pour déterminer la cause de cette évolution, il nous faut d'abord comprendre le processus amenant à la création du schéma.
Tout commence par la réception d'informations envoyées par l'environnement et captées par nos sens. Les informations cheminent jusqu'au cerveau. Celuici les analyse et élabore le schéma à partir du résultat. La réception continuelle de nouvelles informations, à leur tour analysées, précisera davantage notre représentation de l'univers.
Tout parait simple et parfait à ce niveau, pourtant la perfection ne semble pas être le qualificatif adéquat lorsque l'on se penche d'un peu plus près sur le processus.
Nous avons cinq sens, d'une portée plus ou moins limitée, pour percevoir notre environnement: la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goût. Cinq sources d'informations nous aidant à élaborer le schéma.
Chacune d'elle s'est avérée nécessaire à la survie de notre espèce.
Imaginons un instant que l'espèce humaine soit dépourvue de l'un de ces sens l'origine: l'odorat par exemple, et que nous ayons survécu malgré ce handicap. Une des facettes de notre environnement nous serait irrémédiablement imperceptible. Nous ne pourrions sentir le parfum des sousbois, du foin et des fleurs des champs, ni celui, d'ailleurs moins agréable, des rejets de l'industrie ou d'un organisme en décomposition.
Certes, nous ne pourrions la percevoir, mais la réelle existence des odeurs ne saurait être pour autant mise en question.
Pourtant serionsnous capables, sans jamais avoir senti la moindre effluve, d'imaginer qu'il puisse exister un cinquième sens nous permettant de capter les senteurs du monde? Non bien sûre!
Nous ne pouvons donc raisonnablement pas penser que les cinq sens dont nous sommes pourvus, nous permettent d'appréhender la réalité dans son intégralité. Peut être nous manquetil les sixième, septième et énième sens, pour que nous puissions enfin distinguer toutes les facettes inconnues de l'univers.
De plus, à cette restriction du "champ de vision" vient s'ajouter un filtrage des informations dû au fait que nos organes sensitifs ne fonctionnent que dans une plage réduite: nos yeux ne voient qu'une partie du spectre lumineux (entre l'ultraviolet et l'infrarouge), nos oreilles n'entendent que dans une gamme de fréquence restreinte (entre 20 et 20 000 Hertz)...
Sans compter les quelques petites imperfections individuelles qui peuvent encore en altérer la qualité (surdité, daltonisme...), les informations subissent en suite l'interprétation du cortex cérébral.
Le pouvoir de réflexion du cerveau est certainement la pièce maîtresse nécessaire à l'élaboration du schéma. Pourtant, sans matière à réflexion de qualité, aussi puissant que soit le pouvoir de raisonnement, le résultat ne peut être qu'une approximation plus ou moins exacte, mais en aucun cas tout à fait juste.
Comme pour pallier ce manque de perfection, une faculté supplémentaire vient s'additionner au pouvoir de réflexion: le stockage d'informations.
Contenant la totalité des informations, parfois contradictoires, déjà parvenues au cerveau, la mémoire permet à celuici de synthétiser le schéma à partir d'un nombre appréciable d'indices. Le schéma n'est plus l'image d'informations ponctuelles, mais la représentation de la tendance engendrée par la totalité des informations stockées.
Toutefois, remplacer la qualité par la quantité ne peut absolument pas amener le cerveau à engendrer un schéma infaillible. Tout au plus peuton espérer que le nombre d'informations exactes fera pencher la "balance schématique" du côté de la réalité!
L'aspect cumulatif de la mémoire nous oblige alors à tenir compte du paramètre temporel.
En première analyse, il paraîtrait raisonnable de penser qu'un cerveau ayant vécu de nombreuses expériences, donc étant âgé, ait une meilleure représentation de l'univers que son homologue plus jeune, à la mémoire vierge.
Pourtant cela ne pourrait être vrai que si l'intégralité de la mémoire ne contenait que des exactitudes, ou tout au moins si l'on était capable de discerner le vrai du faux dans ce fatras d'informations.
Un esprit jeune se caractérise par sa crédulité. Mais aussi par sa facilité à remettre en question ses acquisitions antérieures, ce qui lui permet au fil du temps, de se forger une opinion. Opinion qui ne fera que se consolider par la suite. L'esprit devenu vieux ne pourra donc plus, sans de gros efforts, concevoir simplement le fait qu'il puisse s'être trompé. Là commence la sénilité!
Malheureusement le vieillissement ne touche pas seulement l'individu, mais aussi la société, voire l'espèce humaine tout entière, qui, possédant elles aussi une forme de mémoire et de schéma (qu'on l'appelle "mémoire collective", "patrimoine culturel", "tradition", ou tout autrement), subissent les assauts du temps avec les mêmes défaillances que l'individu. Et il ne s'agit plus là d'un vieillissement de quelques décennies, stoppé par la mort, mais de plusieurs millénaires, que rien ne peut réfréner si ce n'est l'extinction de l'espèce humaine.
Tout ceci ne serait pas bien grave si ce n'était la société qui forgeait les individus.
Il paraît pourtant inconcevable que l'humanité puisse s'être trompée quant à l'élaboration de son schéma collectif. Une aussi longue période de temps n'aurait fait que révéler nos erreurs! A condition toutefois d'avoir l'impartialité nécessaire pour les déceler.
N'oublions pas que nous faisons partie de l'espèce. Nous avons été éduqués par elle, ce qui influe forcément sur notre façon de penser et de voir les choses.
En fait d'éducation, c'est un véritable conditionnement que nous subissons dès notre venue au monde:
Passé le cap de l'éveil à la vie, le jeune esprit découvre son environnement avec ses sens tout neufs. Sans l'intervention bienveillante de la société, il commencerait alors son interminable autoéducation, suite d'expériences positives et négatives qui lui permettraient, lentement, de découvrir les règles du jeu dans lequel il est emporté malgré lui. Tout au long de sa vie, il prendrait conscience de la nature de l'échiquier sur lequel il se trouve. Puis, arrivé au terme de la partie, ses acquisitions laborieuses disparaîtraient avec lui dans l'oubli.
Dans ce scénario, la qualité du schéma n'est le fait que des critères définissant l'individu. Son élaboration commence et se termine avec lui et n'a aucun intérêt pour l'espèce.
Dans la réalité, la société privilégie l'évolution en donnant à l'individu, par le biais de l'éducation, l'accès à la masse d'informations contenues dans la mémoire collective, ce qui lui permet de gagner un temps précieux en utilisant les acquis des générations précédantes pour amorcer l'élaboration du schéma. Temps qu'il pourra utiliser pour de nouvelles découvertes, qui seront à leur tour mémorisées par la société, pérennisant l'évolution.
La contre partie négative de ce système est, sans aucun doute, l'orientation stéréotypée donnée au schéma au cours de l'éducation de l'individu, période pendant laquelle celuici est certainement le plus sensible à la vérité et ou l'on substitue à ses valeurs de jugement encore impartiales celles, fossilisées, de la société.
Reste à savoir dans quelle mesure le conditionnement influe sur notre représentation de la réalité.
Prenons pour exemple la vision et plus particulièrement la perception des couleurs. Peuton affirmer que chaque individu perçoit des valeurs de chrominances identiques?
Ce que vous appelez "bleu" peut être le voisje "rouge", mais comme mon éducation m'a appris que la couleur du ciel était le "bleu", je nomme le "rouge" de ma vision, "bleu".
Qui pourrait suspecter une différence entre nos deux représentations colorées de la réalité? Un nom en vaut bien un autre après tout!
Pourtant si l'on conçoit qu'il puisse y avoir des différences, entre individus, dans la vision des couleurs, pourquoi n'y en auraitil pas dans le reste de nos perceptions! Et dans ce cas, quelle est la juste représentation de la réalité?
Lorsque le doute s'empare de nos certitudes, que nous restetil pour juger de la vérité?
Les informations, induites de nos perceptions de l'univers, n'ont de valeur que par l'interprétation que l'on en fait.
Toute interprétation ne peut être faite que sur la base de certitudes acquises par le passé. Certitudes qui ne sont en fait, elles mêmes, que les interprétations d'informations antérieures ayant résisté à l'épreuve du temps.
Fragile processus.
Nous voulons à tout prix que nos perceptions s'insèrent dans le schéma millénaire. Pour cela nous filtrons et déformons encore davantage jusqu'à ce que l'information, dénaturée, convienne.
Nous privilégions le schéma institutionnalisé de la réalité, à la réalité elle même.
Nous perdons le sens des valeurs.
La question primordiale se déforme, se transforme. Bientôt, le temps viendra ou l'Homme se demandera: "Quelle est la place de l'univers au sein de l'humanité?" Et ce temps n'est peutêtre pas si lointain.
Après avoir relativisé les notions de certitudes ancestrales, que nous restetil de fiable pour élaborer notre schéma de la réalité?
Pouvons nous raisonnablement affirmer avoir trouvé notre place dans l'ordre universel?
Ou plutôt, sommesnous capables de juger le bien fondé d'une théorie donnant une réponse à la fameuse question?
Je vous propose dans la seconde partie du texte une résolution toute personnelle à l'énigme humaine, qui ne fera certainement qu'ajouter à la confusion générale.
Cette solution, pour improbable qu'elle soit, ne me paraît pas pour autant impossible.
Mais ce n'est là, que mon avis...
Deuxième Partie.
J
e pense, donc je suis. Ceci pose les jalons de mes certitudes.
Je suis en tant qu'entité pensante.
Quelquefois, je pense que je suis unique et rien ne m'apporte la preuve du contraire.
Je suis seul à penser, donc je suis seul.
Seules mes pensées sont réelles.
Je ne suis que pensées.
Je suis l'unique réalité.
Je suis la Réalité.
Je pense à la réalité.
La pensée est abstraite.
La réalité est abstraite.
Je ne pense qu'à moi et je suis abstrait.
Je suis Tout.
Tout est abstrait.
Il n'est pas évident de ne penser qu'à des pensées, de ne penser que dans l'abstrait.
La limitation du sujet de pensée engendre la monotonie.
La monotonie engourdie ma conscience, ralentissant mes pensées, ce qui menace mon existence.
Je ne peux pas, sous peine de ne plus être, ne penser que dans l'abstrait.
Il me faut du tangible, mais tout est abstrait.
Je pense au tangible dans l'abstrait.
Je pense à ce qui n'existe pas, à ce qui n'est pas moi, à ce qui n'est pas "pensée", à ce qui n'est pas réel.
Je rêve.
Pour apprécier la tangibilité, il faut être soi même tangible et garder son identité afin de pouvoir se différencier de ce qui n'est pas soi.
Je rêve la tangibilité
Dans mon rêve il y a moi, entité tangible, et l'univers tangible qui n'est pas moi.
Je me situe: Je suis le centre des dimensions.
Tout ce qui n'est pas moi se positionne autour de moi.
Je suis le contenu indispensable au contenant.
Parce que j'ai conscience d'être contenu, le contenant existe.
Je suis dans une pièce. Le plancher, les murs et le plafond délimitent un espace tangible me contenant. Les limites de la pièce sont les limites de l'univers.
L'extérieur n'existe pas.
Parce que je l'ai rêvé ainsi, l'univers tangible obéit à des règles. La Causalité en est la principale.
Chaque élément formant l'univers doit, pour exister, être défini par la cause qui l'engendre.
Chaque définition doit être en harmonie avec l'ensemble de l'univers.
Ainsi, en nommant les différentes parois de ma pièce univers, je les ai implicitement différenciées. Je dois donc les définir avec précision.
Le plancher est la surface horizontale d'une pièce, placée en bas, à l'opposé du plafond et perpendiculaire aux murs.
Chaque définition engendre d'autres définitions, plus précises.
Pour définir le plancher, je dois définir ce qu'est une surface, les notions d'horizon, de bas, de haut, de géométrie... Ce qui m'oblige à définir à son tour la gravité, ce qu'est une planète, une étoile, le rayonnement, la particule élémentaire, la fission nucléaire, la bombe atomique, la guerre, la nation, l'histoire, le temps...
La définition de n'importe quel élément de l'ensemble univers contient toutes les définitions de l'ensemble des éléments formant l'univers.
Le nombre total des définitions, pour définir un élément quelconque de l'univers, est infini.
Ainsi en définissant le plancher de ma pièce, je crée l'univers infini.
Le nombre des définitions étant infini, il me faut un temps infini pour les créer. Mais le temps est une dimension dont je suis le centre. Je suis le présent perpétuel. De moi divergent passés et futurs vers les infinis. L'univers infini ne peut donc être achevé.
Je suis le centre des infinis, entre l'infiniment grand et l'infiniment petit.
En créant, j'étends toutes les dimensions de l'univers, repoussant les infinis toujours plus loin du centre que je suis.
L'univers est donc en expansion continuelle dans un présent figé.
Je crée des contenants de plus en plus grands pour contenir des contenants, contenant des contenants de plus en plus petits.
Je crée des passés de passés, des futurs de futurs.
L'accroissement du nombre des définitions engendre une complexité proportionnelle de l'univers ainsi qu'une plus grande précision de sa définition globale.
Précision et complexité sont aussi étroitement liées que peuvent l'être la cause et son effet.
On commence à s'apercevoir de la complexité d'une machine au moment ou l'on prend conscience de son procédé de fonctionnement, donc au moment ou l'on commence à la définir en tant que machine.
La complexité semble disparaître lorsque l'on comprend son fonctionnement, mais à la seule condition de ne pas pousser plus loin la curiosité en tentant de comprendre les mécanismes plus élémentaires qui la composent. Ce qui reviendrait à augmenter la précision de la définition que l'on donne à la machine jusqu'à expliquer l'intégralité de l'univers.
L'univers est infiniment complexe.
L'entité tangible que je suis devenu à la suite de l'autocréation de l'entité pensante que j'étais, ne peut, étant au centre de la complexité infinie de l'univers, en appréhender toute l'étendue. (Les notions de passés sont à relativiser, puisque avant la création, le temps n'existait pas.)
Je suis et dois rester au centre de l'inconnu.
Seul l'inconnu engendre la surprise, et la surprise chasse l'ennui.
Telle est la règle que je me suis imposée au commencement. Enfreindre cette règle reviendrait à annihiler tous les efforts accomplis pour sauvegarder ma conscience d'exister. Je pense, donc je suis!
Le temps est le concept primordial sans quoi tout le système serait vain.
Il permet à l'esprit d'être surpris. Sans lui, l'évolution serait impossible, le changement imperceptible. Pas de passé à ce remémorer, pas de futur à imaginer, donc pas de surprise lorsque l'imprévu survient.
En observant ma création: l'univers, je m'aperçus très vite que j'étais l'unique source d'imprévu, le générateur de surprise. Même si les événements semblaient se succéder d'eux mêmes, c'était moi, l'entité pensante originelle, qui avait déclenché le processus initial.
En réalisant cela, une idée me vint... l'Homme. Je créai donc l'Homme à mon image, multipliant ainsi les sources génératrices de surprises.
Je créai l'Homme, son passé et son avenir.
Identique à moi je le créai.
Je créai l'Homme en nombre, puis je me fondis dans ce nombre, me perdant dans la foule grouillante des reflets vivants de moi même.
Aujourd'hui je suis un homme, ni plus, ni moins.
J'ai oublié mon passé, qui n'en était pas un.
J'ai oublié les réponses, il ne me reste que les questions.
J'ai oublié les réponses pour la surprise de la redécouverte.
L'étonnement qui me maintient en vie.
PostPropos.
V
ous n'adhérez certainement pas au point de vue que je viens de vous exposer.
Pourtant la seule façon de me démontrer la fausseté de ma théorie serait de me prouver votre existence en tant qu'entité autonome dotée de son libre arbitre.
Me faire partager votre conscience d'exister n'est certes pas chose facile.
Si tel était tout de même le cas, il est bien évident que le texte si avant n'aurait plus que la valeur d'un simple exercice d'esprit. L'existence d'une tierce personne créerait un précédent qui serait fatale à mon originalité.
A moins, que vous ne soyez l'auteur de ce texte, par personne interposée. Vous seriez ainsi l'Unique!
Peut être suisje vous après tout... votre idée. Les rêves sont parfois si mal contrôlés.
Février 1990
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